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Les 10 Commandements du Bon Maître

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Je ne compte plus les fois où j’ai entendu cette expression : « il n’y a pas de mauvais chiens, il n’y a que de mauvais maîtres.. »

FAUX !

SCOOP : Il n’y a ni mauvais chiens, ni mauvais maîtres !

Il y a juste un cruel manque de formation.

Formation en éthologie, formation en éducation canine, formation en gestion comportementale.

Quelles seraient les caractéristiques d’un bon maître ?

Quels critères définiraient un bon chien ?

Est-ce que posséder un chien docile faciliterait l’acquisition des qualités d’un bon maître ?

Est-ce que la présence d’un chien difficile remettrait en question notre compétence en tant que maître ?

Les caractéristiques d’un bon maître peuvent être multiples et complexes. Un bon maître est quelqu’un qui comprend et respecte les besoins de son chien, qui lui offre un environnement sécurisé, stimulant et affectueux. Il est capable d’établir une communication claire avec son compagnon canin, basée sur la confiance et le respect mutuel. De plus, un bon maître est engagé dans l’éducation et le bien-être de son chien, prêt à investir du temps et des efforts pour répondre à ses besoins physiques, émotionnels et comportementaux.

Les critères définissant un bon chien peuvent varier en fonction des attentes et des préférences individuelles. Cependant, généralement, un bon chien est celui qui est bien socialisé, obéissant, calme, équilibré et capable de s’adapter à différentes situations. Il peut être réceptif à l’entraînement et démontre une relation harmonieuse avec son maître, en manifestant de l’affection, de la fidélité et de la confiance.

Posséder un chien docile peut effectivement faciliter l’acquisition des qualités d’un bon maître dans une certaine mesure. Un chien docile est souvent plus facile à éduquer et à gérer au quotidien, ce qui peut donner au propriétaire une expérience positive de la relation homme-chien. Cela peut également renforcer la confiance en soi du maître et lui permettre de développer ses compétences en matière de communication et de leadership.

Cependant, la présence d’un chien difficile ne devrait pas nécessairement remettre en question la compétence d’un maître. Un chien difficile peut être le résultat de divers facteurs tels que des traumatismes antérieurs, des problèmes de santé, ou un manque d’éducation préalable. Dans de tels cas, il est essentiel pour le maître de faire preuve de patience, de persévérance et de recherche de solutions adaptées pour aider son chien à surmonter ses difficultés. Un maître compétent est celui qui est prêt à s’investir dans le bien-être et le développement de son chien, quel que soit le défi rencontré.

État Des Lieux

Le monde de l’éducation canine est un territoire vaste et souvent tumultueux, où les maîtres et les éducateurs se retrouvent confrontés à une multitude d’opinions et de pratiques. Après avoir parcouru les méandres de ce domaine pendant des années, une constatation s’impose : le paysage est parsemé d’une diversité étonnante, mais aussi d’une série d’obstacles et de désaccords.

Des générations d’éducateurs, moi y compris, ont navigué à travers les différentes sphères de l’éducation canine, des mondes du pistage et du mordant à celui de l’obéissance en passant par le gardiennage, le RCI, le RING, le Campagne, etc. Au fil du temps, j’ai formé des milliers de clients et j’ai été témoin d’une réalité troublante : le cruel manque de formation réaliste, éthologique, et pertinente qui règne dans le domaine éducatif et comportemental canin.

Mais ce n’est pas seulement l’absence de compétences qui pose problème ; les maîtres se retrouvent également noyés dans un océan de conseils contradictoires, souvent émis par ceux qui prétendent détenir la vérité sans vraiment agir en conséquence. Ces critiques superficielles et ces incohérences flagrantes abondent dans un monde où les imposteurs se font passer pour des éducateurs comportementalistes canins sans réelle légitimité.

Dans cette atmosphère de confusion, établir une trame se révèle utile. Ainsi, voici les dix commandements du bon maître, essentiels pour tout propriétaire de chien aspirant à une relation saine et équilibrée avec son fidèle compagnon à quatre pattes. Ces principes, éloignés des clichés et des apparences trompeuses, servent de repères indispensables.

Voici 10 commandements qui devraient aiguiller le maître dans sa conduite à tenir avec son chien.

À connaître ton chien tu apprendras

Cela implique de comprendre ses besoins physiologiques, émotionnels et comportementaux, ainsi que ses instincts naturels en tant qu’animal. En adoptant une perspective éthologique, vous pouvez apprendre à interpréter le langage corporel de votre chien, les signaux visuels et physiques, et à répondre de manière appropriée à ses besoins.

Il est primordial de se garder de l’anthropomorphisme, c’est-à-dire d’attribuer à votre chien des motivations ou des émotions humaines. Il n’a pas la faculté de raisonner comme les humains. En comprenant véritablement la nature canine de votre compagnon, vous pouvez établir une relation basée sur le respect mutuel et la communication claire, jetant ainsi les bases d’une éducation efficace.

Comme un leader tu te comporteras

Programme formation éducateur canin

Instaurer des règles de vie claires et des codes de communication cohérents pour maintenir son équilibre comportemental. Connaître et appliquer les schémas comportementaux canins est une nécessité pour une bonne cohabitation dans la sphère familiale.

Adopter le rôle de leader ne signifie pas utiliser la force ou être trop dur avec son chien, mais plutôt établir une autorité équilibrée et cohérente, particulièrement en ce qui concerne les prises de décisions, et comment vous souhaitez vous y tenir. Plus vous serez à l’initiative des décisions, et plus il vous considérera comme un maître fiable et respectable.

Pour ce faire, il est essentiel d’instaurer des règles de vie claires et des limites appropriées pour votre chien.

Patient et persévérant toujours tu seras

L’éducation canine est un processus plus ou moins long selon les individus. La progression ne sera pas linéaire. Le chien peut connaître des périodes de régressions et de remise en question de l’autorité.

Un exemple concret pourrait être l’apprentissage de la propreté chez un chiot. Au début, le chiot peut sembler comprendre les règles et faire ses besoins à l’extérieur. Cependant, quelques jours plus tard, il peut commencer à faire pipi à l’intérieur de la maison. Cela ne signifie pas que l’apprentissage a échoué, mais plutôt que le chiot a besoin de temps pour généraliser le comportement appris dans différents contextes, ou que quelque chose l’a motivé à reproduire ce comportement (renforcement, phénomène déclencheur, etc).

Cohérent dans tes commandements tu demeureras

Une communication claire mène à la compréhension. Le respect du timing entre l’ordre donné et le comportement recherché sera important. La récompense devra immédiatement être associée au bon comportement.

Avec parcimonie, les sanctions et punitions tu utiliseras

Elles devront être adaptées proportionnellement aux intentions et en fonction des contextes. Sans colère, sans cris, sans coups physiques, et en t’interdisant la brutalité, tu respecteras les lois de l’apprentissage des canidés.

De longues phrases tu n’emploieras pas

Le chien associe un mot à un comportement particulier. Il n’a pas le sens de la sémantique ni du langage humain. Il peut retenir et comprendre (par association) quelques dizaines de mots. Certains chiens peuvent en mémoriser des centaines, mais c’est le fruit d’un très long travail, et tous (maîtres comme chiens) n’en sont pas capables.

La voix et la caresse comme récompenses, tu utiliseras

Cela permet de renforcer l’affection entre le maître et le chien, en motivant le contrôle verbal. Il faudra moduler le ton de ta voix, car le chien est sensible aux intonations. La cohérence entre le ton et le message que l’ont veut transmettre au chien est donc primordiale.

À ce que ton chien ne soit une nuisance pour quiconque tu veilleras

C’est l’un des deux objectifs de l’éducation : la maîtrise du chien en toutes circonstances (il ne doit pas sauter sur les personnes qu’il rencontre, doit faire ses besoins dans les lieux appropriés en milieu urbain…) et une intégration harmonieuse du chien dans sa famille.

Participer ton entourage familial, tu feras

Le chien a besoin de cohérence. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le chien de famille n’a pas qu’un seul maître. Il doit comprendre que la famille représente l’autorité et devra la respecter car tous se seront mis d’accord sur les décisions à prendre.

Ton chien tu respecteras

Ton chien a des devoirs, mais aussi des droits.

Tu assureras :

les soins,

le nourrissage,

l’éducation,

les exercices physiques et mentaux,

l’intégration sociale,

l’espace de vie,

et les besoins adaptés à son espèce.

Tu chériras chaque moment passé avec lui car le temps passé ensemble est précieux et éphémère.

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